Dimanche 8 juillet 2007

Si vous deviez aller vivre sur une île (de France) presque déserte (admettons) et si vous deviez choisir, en guise de compagnie,  Uphir ou moi… qui choisiriez-vous ?

Bon allez, je vous aide un peu.
Voici, quelques renseignements sur Uphir :

Uphir est une chatte de plus de 3 ans puisqu’elle est née le 31 août 2003. Issue d’une portée de 5 chatons, elle sera l’une des deux rescapées d’une machination visant expressément à limiter la prolifération des petites boules poilues et moustachues qui courent partout et qui ronronnent quand on les touche.
Chat-potte.jpg
Ne vous fiez pas aux apparences !
L’origine de son nom est un peu obscure (Uphir est le nom d’un démon) mais il semblerait qu’elle se le vit attribuer par Poulpy après avoir abondamment uriné sur, justement,  la sœur de cette dernière, dans une voiture, au milieu des landes perdues, alors que le crépuscule laissait sa place à une nuit noire et interminable.

Evidemment, ce premier méfait n’allait pas être le dernier et elle sut très vite se faire un nom dans le milieu puisqu’on la surnomme parfois « la loutre » ou bien encore « la feignasse ».
Militante invétérée pour la paresse quotidienne, elle défend activement les 35 heures de sommeil quotidien. On a beau lui dire que c’est absurde, elle reste néanmoins sur ses positions et affirme qu’elle revendiquera jusqu’à sa mort ce combat qui lui tient tant à cœur.

En parlant – un peu plus haut - de méfaits, en voici quelques uns en vrac :

-    
Détournement occasionnel, voire massif, de coton tiges.
-      
Eventration de poubelles (dans le but de mastiquer des barquettes plastiques ayant contenu du poulet).
-      
Atteinte aux bonnes mœurs (urine au pied des portes, vient gerber sur le lit des autres).
-      
Dédoublement de personnalité (devient folle à la vue d’une boîte de thon).
-      
Tapage diurne
-      
Vie sur le dos des autres (en particulier la nuit, sur celui de Poulpy).
-      
Délit de fuite à la vue d’une laisse ou d’un sac de transport.
-       Peut devenir très agressive
  
-      
Passe son temps à se montrer à poils.
-      
Refus d’obtempérer, dès qu’il est question d’un contrôle d’identité.
-      
Tentative d’étouffement (elle a été vue - une fois - assise sur Badil).
-      
Tueuse de mouches en plein jour et dévoreuse de cousins la nuit.
-      
Lacération de koala, à multiples reprises.
-      
Fan de la première heure de Thomas Harris, elle n’hésite pas, comme son héros, à « gnaker » des doigts.
-      
Tentatives d’évasion (qui se sont toujours soldées par des échecs).
-      
Harcèlement (malheur à celui ou celle qui ouvre un paquet de jambon. Elle ne lâche plus sa victime jusqu'à l’obtention de la précieuse marchandise).

Etc… Etc…

Evidemment la liste n’est pas exhaustive mais elle me semble suffisamment longue pour vous faire une opinion au sujet du démon.


Face à elle : moi. Etre sans défense, exploité, accablé, brimé, spolié, maltraité, opprimé, humilié, asservi.


Vous savez quoi ? A cette question posée en début d’article….
« Si vous deviez aller vivre sur une île et si vous deviez choisir, en guise de compagnie,  Uphir ou moi… qui choisiriez-vous ? »
…. Et bien
Poulpy a eut vite fait de choisir :(.
Vexé ? Oui, surtout après deux années de vies (presque) communes.
Mais bon… il faut savoir parfois prendre de la hauteur.

De toute façon, moi je n’ai pas le choix.

Dans deux mois direction nord-nord est.
mouette.jpg

par Szweig
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Vendredi 6 juillet 2007

 

pleurer.gif

16h15 : voilà bientôt 1h que les résultats du concours de professeur des écoles viennent de tomber. Voilà 1h que je sais que Poulpy est, hélas, recalée :(. En ce moment elle est au sport et ne sait toujours pas la mauvaise nouvelle. Avant d’y aller avec La Chieuse elle m’avait dit : « si je suis admise : tu m’appelles ; sinon, ne m’appelles pas, comme ça j’aurais encore l’espoir de l’avoir ».

16h27 : coup de téléphone de Poulpy qui rentre du sport, trop impatiente, en définitive, de savoir si l’éducation nationale veut bien d’elle ou pas. Le couperet tombe. Grosse déception pour tout le monde. Surtout qu’elle n’a pas à rougir de ses notes ! 20 en espagnol, 16 en math, 13,5 en français…. Mais voilà : elle a aussi 1 en éducation physique et sportive ainsi que 8,5 pour l’entretien préprofessionnel – entretien dont le coefficient surpasse toutes les autres matières. Toutes ces notes étant bien entendu sur 20.

Mes parents sont évidemment déçus mais ils savent combien ce concours est difficile. Ils connaissent une personne qui passait cette année le concours pour la septième fois (dans une autre académie que celle de Poulpy) ; et pour la septième fois elle a été recalée dès l’admissibilité.

En ce moment je pense aux parents du Poulpe. J’ignore s’ils sont au courant de la nouvelle (peut-être ont-ils déjà consulté les résultats via le net) mais leur déception sera à la mesure de leur espérance : car comme tout le monde, je pense qu’ils croyaient fermement à l’admission de Poulpy.

Soirée morose en perspective....
Vent violent, mer agitée ; mieux vaut rester chez soi.

par Szweig
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Vendredi 6 juillet 2007

En ce moment il se passe des trucs vraiment bizarres au Clos.
Cette après-midi, alors que j’étais tranquillement installé sur le canapé, Poulpy se tourne vers moi et me dit : « ça serait bien que tu fasses la vaisselle avant 18h car je dois laisser mijoter la viande une heure » (pour faire du poulet au citron).

Jusque là rien d’anormal : qui est chargé du sale boulot ?… évidemment moi.

Je regarde l’heure : 17h30. Soit à peine 30 minutes de repos pour me préparer à cette corvée.

Seulement voilà, il y a deux jours j’ai effectué un aller-retour en région parisienne (en voiture, dans la même journée) et je ne me sens pas encore capable d’affronter la lourde tâche qui m’incombe.

Je n’exagère pas, car ici, la vaisselle (tout comme le linge, d’ailleurs) se fait uniquement une fois qu’il n’y a plus rien de propre.

Je réfléchis et pense aux assiettes crasseuses, aux bols emboîtés les uns dans les autres, aux poêles bien huileuses, stagnants dans une eau de 3 ou 4 jours, d’une couleur franchement rebutante, véritable bouillon de culture de bactéries et autres micro-organismes dont certains sont probablement inconnus au patrimoine mondial des espèces Terrestres ; je pense également aux formidables reproductions de la tour de Pise réalisées à partir de verres empilés, et aux couverts finement décorés à partir de restes d’aliments desséchés, solidement collés, après ces quelques jours écoulés.

Pas vraiment motivé à l’idée de faire la vaisselle, je jette un coup d’œil à La Chieuse qui se trouve à quelques pas de moi et, n’ayant rien à perdre, je me hasarde à lui demander si elle ne voudrait pas la faire à ma place. Elle relève la tête et me fusille du regard, n’aimant visiblement pas être dérangée en pleine discussion passionnée (elle était en train de chatter avec des amis à elle sur l’ordinateur portable de Poulpy). Sentant arriver l’incident diplomatique, je rectifie aussitôt mes propos : « non, je rigole… je plaisantais…. Je vais aller la faire d’ici quelques minutes » ; j’emballe le tout avec une légère crispation du visage en guise de sourire, craignant en définitive qu’une simple corvée de vaisselle ne se transforme en 12 travaux d’Hercule.


Et là, à 17h42 le miracle eut lieu : elle abandonne presque instantanément ses conversations en cours et se lève pour se rendre dans la cuisine.

Evidemment, sur le coup je me dis : comme à son habitude, elle est partie se chercher une bière dans le frigo et va revenir dans quelques instants. Mais non ! J’entends de l’eau couler et des bruits qui ne laissent aucun doute sur la tâche entreprise.

D’ailleurs, à ce moment là, Poulpy se tourne vers moi et me dit : « tu pourrais quand même la faire ! », visiblement outrée de me voir rester là, allongé sans rien faire.

Plus par principe que par conviction je lance à La Chieuse : « je plaisantais… arrête immédiatement !.... je viens prendre ta place ; d’ailleurs, je crois que c’est mon tour ».

Le regard du Poulpe en dit long : je ne suis pas crédible…

N’obtenant aucune réponse, je m’éclaircis un peu la voix et réitère avec un peu plus d’enthousiasme mon désir d’effectuer cette besogne.

Cette fois, je suis sûr que La Chieuse m’a entendu puisque son visage apparait dans l’embrasure de la porte du salon ; et, à ma grande surprise, insiste pour accomplir mon « devoir » habituel juste avant de disparaitre à nouveau.

Forcément, tout cela ne plaît pas à Poulpy, militante invétérée pour l’exploitation des koalas sans défense : « insiste où je ne fais pas la cuisine ! » me dit-elle sournoisement tout bas.

N’ayant d’autre solution que de lui obéir, je renouvelle haut et fort mon ardent désir d’accomplir ma corvée favorite ; et clame, à qui veut l’entendre, que bien grande sera ma peine si je ne peux exercer mes délicates mains sur du verre, du métal et de la porcelaine.

Mais La Chieuse, fidèle à sa réputation, ne veut rien lâcher ; et malgré mon insistance, refuse catégoriquement de déserter son poste – à mon grand soulagement.

 

Comment expliquer ce changement soudain d’attitude ?

Difficile à dire…

Avec un peu de recul, il existe de multiples éléments de réponse pour tenter de comprendre son comportement.

Tout d’abord, en ce moment, on sent qu’elle est particulièrement heureuse avec son Champignon (d’ailleurs elle en parle dans son dernier article intitulé : "en ce moment c'est l'amour fou"). On sent qu’elle plane à 3000 mètres d’altitude et elle a visiblement du mal à redescendre. (Bravo Champi, t’es le meilleur, continue).

Par ailleurs, l’autre jour, j’ai trouvé un loup dans le salon. Bien sûr je parle d’un déguisement, car on a assez d’animaux comme ça. Je demande à Poulpy : « c’est à toi ? ». « Non, c’est à La Chieuse. En ce moment elle fait passer des castings via internet pour un remake de « danse avec les loups ». Elle se déguise et essaye de trouver la perle rare » me répond-elle.

Personnellement, je pense qu’encore une fois elle s’embarque dans une histoire tordue. Le scénario a l’air franchement creux et les dialogues sont lamentables. Ne parlons pas des figurants qui sont franchement pitoyables…

Danse-avec-les-loups.jpg
Bon, mais connaissant La Chieuse, je suis sûr qu’elle prépare en fait un voyage à Rio pour le carnaval (c’est vrai qu’il faut s’y prendre en avance). D’où sa joie de vivre actuellement et son désir débordant d’aider autrui. Car aujourd’hui, même si elle n’a rien voulu nous dire, je pense qu’elle nous a dévoilé le costume de Champi : un pantalon avec le derrière complètement déchiré (ça c’est une putain d’idée Champi ! simplicité et efficacité : il fallait y penser. Moi je dis respect)

Ou alors j’ai tout simplement réussi à l’amadouer grâce à une chocolatine aux amandes. En effet, il n’en restait plus qu’une dans la boîte ; et ne voulant pas passer pour une goinfre (même si sa réputation est claire et nette à ce sujet lol) ou pour ne pas paraître impolie (qui sait ?) elle refusait de succomber à la tentation.

La voyant baver comme un chiot devant l’objet tant désiré, je lui ai tout  naturellement proposé de prendre la dernière chocolatine du paquet – sachant que 5 autres m’attendent toujours dans un recoin de la cuisine (d’ailleurs elles sont à disposition de tout le monde, maintenant que leur existence est dévoilée).

 

Plus j’y pense, plus je me dis qu’une simple chocolatine aux amandes pourraient bien être l’arme ultime contre les Chieuses.

par Szweig
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Dimanche 1 juillet 2007

 

Homer-Simpson-2-copie-1.jpg

Ceux qui ont lu l’article «Tranche motivée » de Poulpy, et ceux qui la connaissent, savent qu’elle souhaite perdre quelques kilos.
A la lecture de ces lignes, elle va dire : « T’es gentil…..quelques kilos…..tu parles ! Plutôt plusieurs dizaines de kilos !!…. Je suis un gros dindon…. :( ».
Hum…je pourrais en rajouter, mais bon….vous voyez le style….
Elle est toujours en train de se rabaisser ; c’est maladif chez elle. A tel point qu’à ses yeux je passe pour un « fat admirer », un homme qui aime les grosses ; ou alors j’ai forcément de graves problèmes de vue, ou - tout simplement - je suis carrément dingue.
Allez savoir…..
La Chieuse n’échappe également pas à ses critiques puisque, dans le même article, Poulpy la considère comme une hypocrite (je cite : « Coloc chérie, pourquoi tu m'as pas dit à quel point je donne envie de vomir quand je me déshabille dans les vestiaires communs du sport ? »).
Bon, rassurez-vous, je ne vais pas paraphraser ou réécrire tout ce qu’elle a pu « dire » sur son blog (par « rassurez-vous », j’entends par là : pas de résumé de roman à l’eau de rose, nulle trace de Zak et Anna ici).  

Il est vrai que Poulpy manque de motivation, ou plutôt de persévérance pour mener à bien son combat. Mais je dois avouer que nous ne l’aidons pas tellement. Par « nous » j’entends : La Chieuse, Uphir, moi et Papouye.

Par exemple, je sais que La Chieuse grignote pas mal, car il y a des indices qui ne trompent pas : paquets de biscuits 100% pur beurre, chocolatines, madeleines, 4-quarts… ; par ailleurs, elle boit, elle fume et elle ne dira jamais non pour rendre visite à son copain Ronald. Cependant, elle fait un peu de sport et doit très certainement cramer pas mal de calories quand elle nous fait ses barrissements nocturnes quand elle est enrhumée – mais c’est relativement rare. Bref, dans l’ensemble, question hygiène de vie, ce n’est pas top.

Uphir, quant à elle, alterne ses journées entre orgies de croquettes et siestes bien méritées (c’est vrai que c’est fatiguant de se nettoyer !).

[J’entends d’ici La Chieuse me dire : « Au moins elle, Uphir, elle se nettoie plusieurs fois par jour ! »].

De temps en temps, je lui donne du thon en boîte. Elle raffole du jus très salé qui l’accompagne – jus que je dilue avec pas mal d’eau. Mais lui viendrait-il à l’esprit qu’elle n’est pas obligée de tout manger ou tout boire en quelques minutes ? Non : sitôt servie, sitôt fini, telle est sa devise. Et après on ne la revoit plus de la journée, pionçant tranquillement quelque part en attendant le prochain repas.
Là encore, on ne peut pas parler de modèle. 

Pour ma part, il fut un temps où
j’engloutissais un paquet de petits écoliers par jour. Mais depuis presqu’un an, un tel excès m’est interdit - ceux qui me connaissent savent pourquoi ;). Néanmoins, aujourd’hui encore, je grignote pas mal (chocolatines aux amandes, cacahouètes mexicaines, bonbons Haribo, M&Ms, chamalos, oursons en chocolat, cookies…) et cela commence à se voir sur mon corps. Bientôt je ne pourrai plus porter de tee-shirt moulant (que Poulpy aime bien) et d’ici la quarantaine, je pense que j’aurais le profil d’Homer Simpson (oh ! Des donuts !). Pour aggraver mon cas, je dois reconnaître que je ne fais pas de sport mais par contre je ne fume pas (contrairement à La Chieuse).

Mais la palme du plus gros mangeur revient sûrement à Papouye. C’est bien simple, il est programmé pour bouffer. C’est clair que d’un point de vue diététique, son alimentation est très saine, à défaut d’être variée. Son obsession : les endives. Ce goinfre s’en gave à longueur de journée ! Il tond également la pelouse ; et quel perfectionniste ! Moins encombrant qu’une chèvre, plus efficace qu’une tondeuse, il tranche puis avale tout brin d’herbe sur son passage.

Comment voulez-vous que Poulpy maigrisse sérieusement dans ces conditions ?

PS : merci Armelle pour ton autorisation à manger tes chocolatines aux amandes, c’est sympa. Je crois que je vais m’en charger pour éviter que Poulpy ne succombe.

Pains-au-chocolat.jpg
par Szweig
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Samedi 30 juin 2007

J’aimerais féliciter une personne qui n’apparaît pas encore dans mes « guess stars » : Lily.
En effet, cette fervente lectrice, amie de La Chieuse et de Poulpy, vient de me faire remarquer, à la suite de mon précédent article, une faute d’orthographe.
C’est vrai, j’aurais dû écrire « guest stars » et non « guess stars » dans ma présentation, car « guess stars » ça ne veut rien dire.
Non mais honnêtement ? Croyez vous vraiment que je sois aussi minable en anglais ?
Déjà je tiens à préciser que j’ai fait anglais première langue ! ça force le respect non ?
Je ne dis pas ça pour vous influencer mais, sans vouloir me vanter, j’étais l’un des meilleurs de la classe.  D’ailleurs je peux vous le prouver puisque j’ai gardé tous mes bulletins scolaires.
Vous avez une minute ? je vais les chercher.



Bon, voyons voir.
Commençons dans l’ordre.
Classe de 6ième…..alors, français, math, physique, chimie, sport, sciences naturelles……..anglais ! Alors attendez…… je regarde…..1er trimestre…..2ième trimestre…….. troisième…..appréciation générale.
Hum……bon…….je suis assez surpris. Attendez, je vérifie que ce ne soit pas les bulletins trimestriels de La Chieuse ou de Poulpy, on ne sait jamais…..ok, c’est bien les miens.
Heu…. Vous avez deux secondes ?
[passe en revue vite fait les bulletins d’autres classes].



Mouais…. je constate, à regret, que le temps a rendu la plupart des chiffres illisibles….
mais bon… il fallait s’y attendre, je ne suis plus tout jeune. A vrai dire, je m’étonne que mes carnets ne soient pas déjà en miettes.
Mais revenons à cette histoire de faute d’orthographe : croyez-vous réellement que j’aurais laissé traîner le mot « guess » à la place de « guest » involontairement sur ma présentation ?
Mais bien sur que c’était fait exprès !!
Pour deux raisons :
Tout d’abord, il ne fallait surtout pas y voir un jeu de mot mais bien une faute importante (encore bravo Lily !). L’objectif était de déterminer qui, parmi vous, chers lecteurs, arriverait à déceler cette grossière erreur sur mon blog ; qui aurait le courage de m’écrire en face : « tu as fait une faute ici » ; qui s’intéresse réellement à mon blog ; quelle petite fourmi scrupuleuse ne supporterait pas éternellement une telle maladresse. Cette personne de confiance c’est toi Lily.

1001-pattes.jpg
La seconde raison est fort simple à comprendre.
Un célèbre réalisateur américain, Clint Eastwood, a dit un jour qu’il préférait garder les premières prises car elles sont presque toujours imparfaites. Car justement, ces imperfections donnent aux personnages ou à la situation une certaine authenticité et par conséquent tendent à rendre le film plutôt crédible.
Par exemple, dans le film « sur la route de Madison » (« The Bridges of Madison County » - vous voyez je suis bon en anglais) on peut voir une scène où Eastwood, tout en conduisant, prend une cigarette et, au lieu de la mettre directement au bord des lèvres, se rate et vise légèrement en dessous. Et presque aussitôt il se reprend et la place au bon endroit.
L’acteur/réalisteur aurait très bien pu faire une autre prise mais non….alors que franchement ça fait un peu tâche de ne pas savoir mettre une clope dans sa bouche. 

Vous voyez où je veux en venir ?
Si j’avais voulu la corriger cette malencontreuse faute d’orthographe…. et bien je l’aurais fait !
Exemple : Ci jeu ve vrémant fer dé fots jeu peu.
Alors convaincu ?



Non… toujours pas…



Bon, j’avoue : je suis effectivement minable en anglais. Mais pour « guess » à la place de « guest » c’était vraiment une étourderie. Je vais rectifier cette faute immédiatement.
Pour remercier Lily, je vais mettre un lien sur son blog (dès que j’aurais l’adresse de son blog). Et par la même occasion, je vais en mettre un aussi sur celui de Camille qui me laisse des commentaires sympas.

Pour conclure :
pour ceux qui, comme moi, ont des problèmes en anglais, prononcez le titre de l’article : « qu’on gratte tous les cons », vous verrez, vous n’aurez aucune difficulté pour vous faire comprendre.

Merci qui ?

par Szweig
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Samedi 23 juin 2007

Savez-vous que je suis extrêmement fier de mon Poulpe ?
Vous l’auriez vu l’autre jour ! Je fus impressionné.

Mardi dernier, elle devait participer à un " 1500 mètres party " avec plusieurs douzaines de ses copines.
Elle me demande : " tu veux venir ? " sur un ton innocent et mielleux.
Sous entendu : " sans moi tu n’y entreras jamais pauv’ plouc ".
Le pire c’est qu’elle a raison : je manque totalement de classe et je n’ai pas suffisamment de relation pour assister à un tel évènement – surtout que cet évènement a lieu une fois par an.
Cependant, connaissant bien Poulpy, je savais que si je répondais à sa proposition par l’affirmative, j’étais certains qu’elle retournerait sa veste.
Serrant les fesses, tout en continuant à mâcher imperturbablement mes feuilles odorantes, je feignis l’indifférence.
Me fusillant du regard, elle me posa une nouvelle fois la question.
Alors, faisant semblant d’être déçu, je fis mine de me plier à ses exigences ; trop heureux en réalité d’être convié à une telle fête.

Et quelques minutes après, nous voilà parti à cette fameuse " 1500 mètres party ".

Sur la route (c’est moi qui conduisais), je sentais Poulpy inquiète et tendue.
" Qu’est-ce qu’il y a ? " lui demandais-je, " je te sens stressée ".
Elle me regarde avec insistance, puis enchaine : " tu sais garder un secret ? "
Evidemment...... non mais pour qui elle me prend !
Sa voie couvrant à peine les bruits de la circulation alentour, voici grosso modo ce qu’elle me raconta :
" La soi-disante fête vers laquelle nous nous dirigeons n’est pas, en réalité, de tout repos. En fait, je dois affronter là-bas des " amies " qui, comme moi, ont une invitation du type S27 (qui signifie : " série 27 "), à une heure bien précise : 16h50. Il existe une multitude d’invitations (de type S01, S02, S03, etc…) mais la série S27 est la série suprême, l’invitation ultime, le rêve de tout poulpe normalement constitué, tu me suis ? ".
Je jette un coup d’œil dans sa direction tout en me grattant le cou.
Elle continue :
" Cette invitation m’a été donnée par " EN ", une organisation criminelle qui exploite et asservit des millions de gamins - mon rêve. Pour intégrer cette organisation, je dois auparavant honorer toute une série de contrats dont le premier est d’(a)battre " mes amies " ayant l’invitation du type S27, aujourd’hui même ".
Elle est complètement folle, me suis-je dit
.
Et elle poursuit, imperturbable :
" Tu comprends ? Cette " 1500 mètres party " n’est en fait qu’une gigantesque mascarade qui se renouvelle chaque année ".
" Depuis plusieurs semaines, je m’entraine nuit et jour pour avoir une forme physique optimale. Hélas, depuis quelques temps, un mal de dos récurrent nuit à mes performances ; et malgré tes massages, il me sera impossible de parvenir à mes fins. Pour ne pas être éliminée par " EN " (ne pouvant honorer mon contrat) je dois à tout prix courir 1500 mètres en moins de 14 minutes. D’où mon inquiétude… "

Vous savez quoi ? Ce jour là, Poulpy était complètement défoncée (à cause, je pense, de ses cachets anti-douleur).



Cependant, comme la tradition du " 1500 mètres party " l’exige, la fête s’est terminée par toute une série de courses (des 1500 m, comme par hasard).

Coureur.gif

Coïncidence ou pas, Poulpy a couru à 16h50 ; et même si elle est mécontente de sa contre performance, elle a tout de même mis, étrangement, moins de 14 minutes (12’50, précisément).

Vous l’auriez vu ! Elle s’est battue de façon exemplaire, comme si son avenir était en jeu….

par Szweig
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Samedi 23 juin 2007

Vous avez appris la bonne nouvelle ?
Pour ceux qui n’ont toujours pas jeté un œil sur le blog de La Chieuse, je vous l’annonce.
[Roulements de tambours, coup de projecteur sur le koala]
Ça y est… c’est officiel !
[Suspense, raclement de gorge] 
L’article du mercredi 20 juin atteste et certifie que…
[Roulements de tambours, gratouillages de fesses]
Que La Chieuse va…
[Silence pesant, nez qui chatouille] 
Que La Chieuse va bientôt…
[Silence insupportable, mains moites et tremblantes] 
Que La Chieuse va bientôt s’en aller !!!

Je dois vous avouer qu’à la fin de son article, je suis resté plusieurs minutes abasourdi, un peu sceptique. Et puis mon regard s’est perdu au fin fond du moniteur, se frayant un passage au travers de caractères flous, de plus en plus inintelligibles.

… … …

Une foule incrédule, des enceintes, des platines, un DJ, une musique rythmée (serait-ce Born slippy ?), de la joie, des feux d’artifices, une foule en délire, des détonations, des confettis, des embrassades, des évanouissements, des voitures, des cris, des applaudissements, des exclamations, des sifflets, des coups de klaxons, l’arc de triomphe, des hurlements, des personnes en transe, des sourires, des fumigènes, une foule en pleur, des ovations, des poings levés, des gens béats, des policiers, des insultes, des matraques, une lumière prodigieuse, des personnes aveuglées, la statue de la liberté, un bruit assourdissant………un profond silence…

… … …

Et puis les caractères sont redevenus, peu à peu, de plus en plus clairs, compréhensibles, lisibles.

Quelques minutes s’écoulèrent avant que je ne relise une seconde fois l’article, légèrement anxieux ; car je sais, par expérience, qu’un excès d’eucalyptus perturbe momentanément mes perceptions.

Oui, La Chieuse va bientôt s’en aller...

ça à l’air tellement incroyable, qu’aujourd’hui encore, j’espère franchement qu’elle ne nous donne pas un faux espoir ; parce qu’alors là… ça serait vraiment immonde de sa part.
Ceci dit, elle en est capable… elle a un titre à défendre ; et pour l’instant, croyez moi, elle fait un sans faute.

D’un côté, c’est vrai que je suis vraiment hyper content.
Mais bon… je perds également trois compagnons d’un seul coup : Papouye, Lilou sans oublier cette flemmarde de Crush.
Et puis, qui va tenir compagnie à Poulpy maintenant ?
Qui va se taper les résumés d’Harlequin et des téléfilms de la 6 ?
Qui va être de corvée de vaisselle tous les jours ?
Qui va faire le ménage ?
Qui va devoir faire du sport ?
Qui va boire un soir sur deux ?
Qui va cloper dans le jardin pour faire croire au Poulpe que sa meilleure amie n’est pas partie ?
Qui va devoir, certains soirs, ronfler comme un porc dans la chambre d’ami ?
Qui va devoir, certains matins, se lever aux aurores pour faire claquer légèrement la porte d’entrée de l’appartement ? (vous savez, ces matins où La Chieuse rentre au bercail après avoir passé la nuit avec son Champignon…)
Qui va laisser trainer des demi-canettes de bière dans le frigo ?
Qui va parler, à longueur de journée, de son envie d’avoir des gosses ?
Bref, qui va faire croire à Poulpy qu’en fait tout cela n’est qu’un mauvais rêve, et que La Chieuse est toujours bien présente ? 



Vous voulez vraiment un indice ?

par Szweig
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Lundi 18 juin 2007

Mute-copie-1.jpgFête des pères oblige, j’ai obtenu une liberté conditionnelle de 48h. Etant donné que La Chieuse était partie 24h avant, inutile de vous dire que ce week-end fut particulièrement reposant. 

Enfin surtout pour moi, car Poulpy avaient la garde de mes amis à quatre pattes. C’est vrai, vous allez dire qu’être responsable de deux tortues, d’un lapin, d’un cochon dinde et d’une chatte qui ne rêve que d’une chose : s’évader…n’est pas de tout repos. Et d’une certaine façon, vous avez entièrement raison. Mais vous êtes loin d’imaginer tout ce que ces pauvres bêtes endurent ici. 

Je ne devrais peut être pas vous raconter cela mais bon… je ne peux plus garder ça pour moi.

Si vous avez déjà fait un tour sur le site du Poulpe, ou si vous avez lu l’un de mes précédents articles, vous n’êtes pas sans savoir qu’elle est raide dingue de guimauve. Vous savez les livres romantico-dramatico-érotiques voire pornographiques que personne ne lit officiellement. Vous voyez de quoi je parle n’est-ce pas ?

Et bien, figurez-vous que Poulpy s’est mis dans la tête de faire un résumé de ses lectures douteuses à tous ses amis avant de les proposer sur son blog. Seulement voilà… qui sert d’auditoire quand le koala ou La Chieuse n’est pas là ? Evidemment, cela retombe sur mes compagnons d’infortunes.

Je ne vous cache pas que je fus outré d’apprendre cela !

A vrai dire, j’ai droit régulièrement à ce genre de torture - et encore, je ne vous parle même pas des résumés interminables des téléfilms de la 6 qui passent quotidiennement, là aussi il y a un dossier bien épais à ouvrir.

Mais vous savez, la nature, dans son extrême bonté, m’a doté (ainsi qu’à mes semblables) d’un organisme extraordinaire capable de combattre les hostilités du monde extérieur. Figurez-vous que, depuis quelques lunes déjà, mes oreilles sont capables de filtrer une partie des sons que je perçois. Je m’explique ; vous connaissez le mode « mute » que l’on trouve sur les baladeurs mp3 ou la télé par exemple. Et bien disons que j’ai développé cette capacité fabuleuse. A peine Le Poulpe commence-t-il à me parler des aventures de Zak et Sandy, ou de Tatiana qui hésite entre Georges et Billy, ou de Christopher qui trompe Lily avec Kévin qui, lui-même, rêve secrètement de retrouver Cathy dans les bras de Peter pour pouvoir enfin rejoindre Karen, une jeune secrétaire indienne qui ignore l’existence du kama sutra et qui pense pouvoir refaire sa vie avec Steve, le patron de Lily qui n’est autre que la fiancée de Christopher ! Bref, je reprends : à peine Le Poulpe commence-t-il à me parler de ses lectures qu’aussitôt je suis enveloppé dans un silence reposant et salvateur.

Evidemment, cette capacité que j’ai sue développer n’est pas, hélas, sans conséquences.

D’une part, et vous l’aurez surement remarqué si vous examinez bien mes photos, j’ai de grandes oreilles (il faut bien des effets secondaires…).

Et d’autre part… je dois avouer que je n’entends plus très bien tout ce que l’on me dit. Ça m’embête quand même un peu car je passe pour un vieux gâteux. Cependant, je deviens indifférent à toutes les remarques désobligeantes. Parmi celles-ci : « C’est tout ce que tu as fait en notre absence ?! », « Va me chercher ma bière ! Et plus vite que ça, stupide animal! », « Dégage, sale bête »,  « tu appelles ça rangé ?? », « Viens par là toi, j’ai un truc à te raconter… », « Ça empeste l’eucalyptus, tu t’es douché aujourd’hui ? », « qui t’a permis d’ouvrir le frigot ? » ; « J’t’ai déjà raconté les aventures de Bob et de Carmela ? » ;  « non mais t’as vu l’heure qu’il est ? Lève-toi feignasse ! », « Viens par là j’veux un câlin ». Je vous laisse deviner qui parle à chaque fois…
Voilà le genre de pics dont j’avais droit régulièrement. Mais maintenant, toutes ces phrases ne m’atteignent plus.

Heureusement, vu mon manque flagrant d’intérêt pour les lectures de Poulpy, c’est La Chieuse qui s’y colle (du moins quand elle est là). Et comme elle raffole de ce genre d’histoires à l’eau de rose, c’est un vrai plaisir que de la voir « boire » (lol) les paroles du poulpe (en attendant, j’ai la paix).

 

Oups, je crois que mon quart d’heure de liberté est écoulé….. Le Poulpe réclame un massage.

Mais qui me parle ?? ;)

par Szweig
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Vendredi 15 juin 2007

Aaaaaaahhhhhhhhhhhhhh (long baillement).

Poulpy et La Chieuse sont de sortie. Depuis qu’elles font du sport j’ai droit à deux ou trois heures de liberté tous les deux jours. C’est peu, certes, mais c’est mieux que rien.

Elles sont vraiment sans pitié avec moi. Peu avant de sortir la première me lance « j’espère qu’à notre retour tu auras au moins changé de place ! » alors que j’étais confortablement installé dans un canapé en regardant un documentaire à la télévision.

J’vous jure, la vie devient impossible ici ; c’est bien simple, même la chatte démoniaque du Poulpe (qui s’appelle Uphir) a tenté de s’évader du clos où nous vivons. Preuve à l’appui.

Bon, j’avoue, c’est moi qui filme et je n’ai rien fait pour qu’elle réussisse son coup. De toute façon c’était peine perdue. En plein jour ! Rendez-vous compte… L’animal est gonflé et ose tout.

Evidemment, je me suis fait griller par la même occasion. Les deux follasses ont cru que j’étais de mèche avec elle ; comme si je pouvais prévoir et mettre au point un tel plan foireux.

Sans déconner….

Bon c’est vrai que ces derniers temps je sentais le pauvre animal au bout du rouleau (je parle d’Uphir et non de La Chieuse ou du Poulpe) et je m’attendais plus ou moins a un tel coup de tête. J’avais confiance en elle car elle a su s’échapper à 2 reprises déjà. Hélas, à chaque fois ce fut retour à la case départ.

Et vous savez à cause de quoi ?

Vous ne devinerez jamais.
Du thon !

Oui….  vous avez bien lu : du thon. C’est la petite faiblesse qui fait qu’elle se ramasse à chaque fois. 

Evidemment, suite à ses échecs, il devient de plus en plus difficile de s’échapper. Et la pauvre s’en est bien rendu compte à ses dépends. De mémoire de koala, jamais je n’ai vu une aussi belle descente sans rappel. 

La vidéo fut visionnée à maintes reprises par mon Poulpe et La Chieuse afin d’évaluer mon degré de responsabilité dans cette, o combien fâcheuse, mésaventure. Et fort heureusement, l’animal, dans sa tentative désespérée, ne me jette aucun regard, ni ne m’appelle en vue d’obtenir une quelconque aide de ma part (car je suis persuadé qu’elle se savait filmé). Et ne voulant pas mettre en péril la dignité de son espèce, elle sut rester fière et brave, et refusa catégoriquement d’impliquer ses compagnons d’infortunes (vous savez, les autres animaux qui (sur)vivent avec moi). Car même si ces derniers n’apparaissent pas dans la vidéo, ils furent également témoin de la scène. Enfin en partie. Car Crush et Badil, les tortues des deux folasses, fermaient les yeux à ce moment là et comme il leur faut plus de 3 minutes pour soulever une paupière, et bien elles ont tout raté (elles furent seulement témoins auriculaires).

Heureusement, il y eu plus de peur que de mal. L’intrépide Uphir s’en tire avec aucune contusion, même pas une égratignure.

En ce moment, elle est enfermée et visionne à la télé un épisode de mission impossible. Evidemment, j’ai ordre de ne la laisser sortir sous aucun prétexte sous peine d’être de corvée de vaisselle pour le reste de la semaine.

Les temps sont durs, parole de koala (soupir).

par Szweig
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Vendredi 15 juin 2007
Pour tous ceux qui veulent avoir un léger aperçu des remarques ou autres critiques que je peux essuyer de la part de la chieuse, rendez-vous sur son blog et lisez son article intitulé « Réponse féminine ».

Là je dois avouer que je suis admiratif. On peut voir que le surnom qu’elle s’est vu attribuer est loin d’être usurpé ; et vous qui pensiez avoir tout vu tout entendu en la matière, et bien détrompez vous : nous avons ici affaire à un spécimen d’une espèce assez répandue et loin d’être en voie d’extinction, certes ; mais le spécimen en question est tout à fait extraordinaire et force le respect à bien des égards.

A peine suis-je parti me doucher qu’elle balance dans mon dos et se plaint sur sa condition de Chieuse. Mais que peut-on faire pour l’aider ? Car on voit bien qu’elle souffre, la pauvre. Elle avoue qu’elle fatigue tout le monde à commencer par son ‘Champignon’ tout court (je sais ça fait bizarre mais elle souhaite que je l’appelle comme ça, encore une de ses lubies (voir son article)).

Elle se prétend grosse et moche. Clame à qui veut l’entendre que sa vie est merdique, qu’elle va rater ses examens et qu’elle n’a plus un rond et stresse pour un rien.
Elle broie du noir c’est évident. Mais rassurez vous, elle boit du jaune aussi.
Evidemment, la boisson n’est pas une solution - on n’arrête pas de le lui dire avec Poulpy. Mais franchement, croyez vous sincèrement que sa situation soit aussi désespérée qu’elle le prétend ?

Non, sincèrement ?

Demandez à mon Poulpe : elle est bien placée pour le savoir elle aussi. Derrière le masque de La Chieuse se cache un être sensible mais terriblement manipulateur. Et si vous avez le malheur de vous apitoyer sur son sort, de compatir ou de baisser votre garde vous êtes foutu.
En effet, sa situation n’est pas aussi désespérée. C’est juste une masochiste à tendance « psychosochieusique » : elle aime se flageller… sans pour autant dédaigner un plat de flageolets (boîte à rires).
 
C’est vrai que Poulpy et elle vivent par moment dans des mondes parallèles directement inspirés de leurs lectures carrément douteuses (voir par là) qui jalonnent bien souvent la vie d’une chieuse. Mon Poulpe est une reine en la matière.
En effet, non contente de disposer de 250 romans à l’eau de rose, elle arpente les rues de R. en vue de trouver la perle rare en matière de guimauve. Car qui aurez soupçonné qu’il existe tout un marché parallèle pour ce genre de lecture ? Je dois avouer que je suis souvent bluffé par tant de ténacité.
 
Cependant, pour en revenir à La Chieuse, je commence à être blasé. Manque de délicatesse, vocabulaire mal placé, toujours à dire que ce que je fais est nul, ne va pas, ou est complètement déplacé, que je ne me douche pas assez régulièrement, etc….
Mais bon, tant que je sens moins fort que la litière du Lapin et du Cochon Dinde, y’a pas mort de Koala, hein ?

Et puis que voulez-vous…. je ne suis pas sorti d’un des romans de Barbara Cartland
et je ne m’appelle pas Zak, Brian, Matt, Doug ou Tyler.
par Szweig
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